- C'est, par exemple, l'influence de la culture américaine et de ses produits sur le régime alimentaire des français qui est à l'origine de la création du terme "malbouffe" dans les années 90 pour traduire l'idée de "mauvaise nourriture" présente dans l'expression américaine "junk food".
- Mais c'est aussi le phénomène récent du développement de l'obésité chez les jeunes français (en 2012, 1 jeune sur 5 est obèse ou en surpoids), lié justement à la malbouffe, qui a obligé les spécialistes à traduire linguistiquement des pratiques culturelles et des pathologies déjà identifiées dans d'autres cultures. Ainsi, avec la mondialisation, le partage de la culture peut et doit entraîner des néologismes dans la culture de chacun.
- La création récente de l'expression "beuverie express" pour traduire "binge drinking" reflète des comportements face à l'alcool qui sont partagés aux Etats-Unis et de plus en plus en France. Cliquez ICI pour plus d'informations sur la question.
- Même phénomène avec cette nouvelle pathologie japonaise appelée "Hikikomori" qui commence à percer en France aussi. Voir au bas de cette page la vidéo et le lien vers un article du Monde.
- Mais trop souvent, il est impossible d'utiliser (car c'est ringard) l'équivalent de l'expression anglaise en français ou même de la trouver car souvent il n'y en a pas. C'est le cas de "date" et de "dating", un concept inconnu des Français mais de plus en plus répandu maintenant. Cliquez ICI pour lire un entretien avec la fondatrice de l'application Tinder, une application américaine pour smartphone qui permet de rencontrer des individus et donc de pratiquer aussi des "dates."
- Une nouvelle expression est apparue en France au début de l'année 2014, le "binge watching" (beuverie visuelle?!)... Pour en savoir plus, cliquez ICI.
BURNOUT
Des chefs d'entreprise en stage pour lutter contre le burnout.
Reportage A.F.P. (19 février 2014)
Transcription
Il sont cadres, entrepreneurs, chefs d'entreprise et ils ont frôlé la crise de nerfs. Le stress et les difficultés professionnelles les ont menés à ce fameux "burnout" dont on parle de plus en plus souvent. Ces travailleurs à bout de souffle ont donc choisi de suivre un stage d'un genre particulier, trois jours de remise en forme physique et morale.
Alexis Verver: "Le bien-être en fait passe non seulement par la partie psychologique mais aussi par la partie physique donc l'idée c'est de lier les deux et de les faire travailler sur l'aspect mental de la chose et l'aspect physique ici qu'on retrouve sur les ateliers."
Faire du sport, se couper de la frénésie des mails et des appels sur portable et surtout parler, voilà le programme que propose ce centre d'entraînement pour dirigeants installé en Alsace. Objectif: regagner de l'énergie et sortir de l'isolement pour rebondir.
Pascal Sire: "Un échec professionnel, une difficulté, c'est difficile d'en parler aux proches, on veut pas inquiéter.On peut pas en parler aux collègues et surtout pas au "management", ni aux patrons, etcetera, donc c'est vrai que ce lieu est assez unique pour pouvoir en parler de façon libre à des gens qui comprennent immédiatement."
C'est un ancien dirigeant, lui-même victime d'un "burnout", qui a imaginé la formule, une formule qui se targue d'être unique en France.
Jean-Denis Bubin: "C'est en conclusion de ma thèse qu'est née cette idée d'un centre d'accueil, de telle sorte que en 3 jours on puisse avoir des dirigeants d'entreprise qu'ils soient cadres/salariés ou qu'ils soient indépendants et qu'on ait la possibilité d'intervenir auprès d'eux aussi bien au niveau intellectuel professionnel, émotionnel, mais également physique, médical et sportif."
Mais ce stage de remise en forme a un coût, entre 2500 et 3800 euros par personne. Depuis le lancement du centre en juin dernier, 34 cadres et dirigeants ont participé à ces stages et les demandes ne cessent d'augmenter.
HIKIKOMORI
- Hikikomori: terme japonais qui veut dire: "être renfermé, être replié sur soi."
- Cette maladie affecte plus de 250 000 personnes au Japon, essentiellement des adolescents et de jeunes adultes (1,2% des Japonais en sont atteints et 460 000 individus sont prêts à le devenir).
- En France, on compte pour le moment seulement une trentaine de cas.
- Pour plus d'informations sur ce sujet, cliquez ICI et/ou regarder le court métrage suivant.
HIKIKOMORI (2008)
Court métrage de Jonathan Harris.