- Plus souvent appelés "délits de sale gueule", les contrôles d'identité au faciès stigmatisent systématiquement une partie de la population, c'est-à-dire les minorités visibles, sans pour autant produire de résultats significatifs.
- Subis comme des humiliations quotidiennes, ces contrôles laissent de profondes séquelles psychologiques chez ceux qui en sont victimes.
- Sous la présidence de Nicolas Sarkozy (et déjà lorsqu'il était ministre de l'intérieur), une politique des quotas avait été mise en place et avait donc encouragé le nombre de contrôles d'identité au faciès.
- François Hollande, pendant la campagne présidentielle de 2012 avait promis qu'il y aurait une réforme de cette procédure et qu'un récépissé (un reçu) serait donné après chaque contrôle. Bref, une sorte de demi-mesure qui n'allait rien vraiment résoudre et qui d'ailleurs n'a pas été mise en place.
- Récemment, en janvier 2014, il a été décidé que les policiers doivent désormais porter un numéro de matricule sur leur uniforme pour que les éventuelles victimes de contrôle abusifs ou de violences policières physiques ou verbales puissent se plaindre d'un policier ou d'une policière en particulier.
JOHNNY HALLIDAY, "Ma gueule", (1979), extraits.
Gueule: nom féminin qui désigne la bouche d'un animal, mais qui, en argot, indique le visage ou la bouche d'un individu.
Quoi ma gueule ?
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Quelque chose qui ne va pas ?
Elle ne te revient pas ?
Le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) dénonce avec provocation "le délit de sale gueule" ou contrôle d'identité au faciès pratiqué à Paris, (2008).
OPEN SOCIETY FOUNDATIONS (2013)
Témoignages expliquant l'impact psychologique que représentent les contrôles d'identité au faciès pour ceux qui en sont victimes.
LA FORCE DE L'ORDRE
de Didier Fassin, (2011).
- Cet ouvrage est le fruit d'une enquête unique, réalisée en 2009 par le sociologue, Didier Fassin, dans une équipe de la B.A.C. (Brigade Anti Criminalité) parisienne.
- L'expression "Les forces de l'ordre" est une référence à la police en général dans le jargon journalistique et politique.
- Didier Fassin décrit le quotidien et les rapports tendus et agressifs dont sont responsables les policiers comme les jeunes de banlieue les uns envers les autres.
Extraits: